patrimoine industriel

Champagne-Ardenne, Ardennes


Centrales électriques et hydroélectriques

Type de dossier : collectif d'aire d'étude Date de l'enquête : 2009

Désignation

Dénomination : centrale électrique ; centrale hydroélectrique
Décompte des oeuvres recensées : 17 repérées ; 10 étudiées

Compléments de localisation

Aire : Ardennes

Historique

Commentaire historique : Les centrales électriques ont été trouvées au nombre de 17 dans le département ; 11 d'entre elles sont des centrales hydroélectriques. 10 sites sur les 17 ont été retenus pour étude : 2 centrales et 8 centrales hydroélectriques.
Contrairement aux moulins auxquels ces dernières s'apparentent et qui sont majoritairement associés à des cours d'eau secondaires, les centrales hydroélectriques sont essentiellement situées sur les deux rivières du département : sur la Meuse (5 cas) et sur l'Aisne (2 cas) ; une turbine hydraulique nécessitant un minimum de force motrice et un débit suffisamment constant pour être rentable. Pour ces mêmes raisons, les secteurs traditionnels de la meunerie dans les Ardennes ne comportent presque pas de centrale hydroélectrique (Crêtes, Thiérache, Argonne, Champagne crayeuse).
Par définition ce secteur de production est récent. Il semble que la première centrale - centrale hydroélectrique - qui ait été installée dans les Ardennes soit celle qui fut associée au moulin Simon de Vouziers (actuelle centrale Briffoteaux), ceci dans les années 1880 ; à la fin du 19e siècle elle alimentait en courant une partie de cette ville. La première centrale électrique trouvée dans un contexte industriel est celle de l'usine la Macérienne à Mézières (1894), qui fut complétée dès 1898 par une centrale hydroélectrique autonome profitant des eaux de la Meuse, la centrale Mazarin.
Les autres mentions datent du 20e siècle, et se répartissent selon deux périodes d'installation. Avant la Première Guerre mondiale, essentiellement pendant les toutes premières années du siècle (Fumay en 1902, Rimogne en 1905, Rethel en 1905-1907, Donchery en 1912). Et dans les années 1920-début 1930 (Glaire en 1922, Brognon après 1926, Le Châtelet-sur-Sormonne et Revin en 1932, Senuc et Villers-Semeuse vers les mêmes époques).
Les premières implantations majoritairement ont été établies pour alimenter un centre industriel proche : Le Châtelet ou Rimogne pour une carrière ou ardoisière ; Donchery, Glaire ou Vireux-Molhain des forges ; Fumay, Rethel ou Mézières une usine.
Contrairement aux usines qu'elles alimentaient, la plupart de ces centrales sont toujours en activité et conservent leurs turbines anciennes.
Datation(s) principale(s) : 4e quart 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle

Description

Commentaire descriptif : Il faut distinguer les centrales installées sur d'anciens moulins, cas minoritaire (Autry, Rouvroy-sur-Audry), qui par effet ont l'apparence d'un moulin à blé plus ou moins adapté à l'installation de turbines et/ou de transformateurs. Et les centrales conçues comme telles, qui adoptent toutes une même forme générale, celui d'une halle en rez-de-chaussée ouverte de larges fenêtres, de plan oblong pour les centrales hydroélectrique et plus ramassé pour les centrales électriques ; forme déclinée selon différents modes constructifs : la brique, le moellon calcaire ou en schiste dans le nord, le pan de fer ou de béton pour les exemples les plus récents ; et enfin la pierre de taille (cas exceptionnel) pour la centrale Mazarin de Mézières.
Les deux centrales de Mézières ont été les premiers ouvrages industriels ardennais à incorporer le béton armé (pour les toits terrasse). La centrale Mazarin est remarquable pour la qualité de sa construction et de son décor (chaînages d'angles à bossages et portail ornementé). Celle de Glaire est à signaler pour ses dimensions.

Carte des centrales électriques et hydroélectriques recensées


Illustrations

Des. 1
Carte des centrales électriques et hydroélectriques recensées

Voir

Champagne-Ardenne, Ardennes, Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)
Autry, Moulin (rue du), Moulin à farine, actuellement centrale hydroélectrique
Brognon, Moulin Véron, puis centrale hydroélectrique (?) (repérage)
Charleville-Mézières, Préfecture (place de la), Centrale hydroélectrique Mazarin
Charleville-Mézières, Theux (le), Ancienne centrale électrique (repérage)
Charleville-Mézières, Theux (le), Centrale électrique (repérage)
Châtelet-sur-Sormonne (Le), Roche (la), Centrale hydroélectrique de la Roche
Donchery, Moulin (rue du), Centrale hydroélectrique des forges de Flize
Fumay, Saint-Joseph (route de), Centrale hydroélectrique dite Usine Saint-Joseph
Glaire, Centrale électrique des Aciéries de Longwy
Rethel, Moulin des Isles (chemin du) 3, Usine de construction automobile Bauchet et centrale hydroélectrique des Usines à gaz du Nord et de l'Est, actuellement logement
Revin, Desmoulins Camille (quai), Centrale hydroélectrique des Forces Hydrauliques de Meuse
Rimogne, Jaurès Jean (rue) 96 ; Clément Jean-Baptiste (rue) ; Fosse Truffy (rue de la), Ardoisière et centrale électrique du puits de la Grande Fosse, puis musée dit Maison de l'Ardoise
Rouvroy-sur-Audry, Aubigny (route d'), Moulin de Linée, actuellement maison et centrale hydroélectrique (repérage)
Senuc, Moulin, centrale électrique (?) (repérage)
Villers-Semeuse, Centrale électrique (repérage)
Vireux-Molhain, Ancienne centrale hydroélectrique (repérage)
Vouziers, Guelliot Désiré (rue) 65, Moulin à farine, puis minoterie Simon, puis centrale hydroélectrique Briffoteaux

Région Champagne-Ardenne / Direction de la Culture, Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel. Chercheur(s) : Decrock Bruno.(c) Région Champagne-Ardenne, 2009. Renseignements : Centre de documentation de l’Inventaire, 3 Faubourg Saint-Antoine, 51000 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03 26 70 85 94. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (Région Bretagne, SINPA) / Yves Godde (Ville de Lyon)