patrimoine industriel

Champagne-Ardenne, Ardennes

Neuville-aux-Joûtes (La), Forge-du-Haut (la)

Grosse forge et fenderie (repérage)

Type de dossier : ensemble ; individuel Date de l'enquête : 1985

Désignation

Dénomination : grosse forge ; fenderie
Partie(s) constituante(s) non étudiée(s) : digue ; grange

Compléments de localisation

Numéro INSEE de la commune : 08318
Aire : Ardennes
Canton : Signy-le-Petit
Milieu d'implantation : isolé (?)
Cours d'eau : Gland (le)

Historique

Commentaire historique : Les forges de La Neuville-aux-Joûtes remontent au 16e siècle, ainsi que le prouvent les archives de Chantilly ou les dettes des marchands amiénois étudiées par P. Goubert. On les retrouve au cours du 17e siècle, exploitées par les Polchet ou Demeaux, mais elles eurent à souffrir de nombreux raids espagnols notamment durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg. En 1764, Nicolas-Joseph Raux, administrateur de la terre de Signy-le-Petit complète son achat par la forge du bas, acquise en 1755. Les deux forges passent ensuite à son fils, le célèbre Léopold-Augustin Raux, puissant maître de forges, qui les exploitera jusqu'à sa mort en 1815.
Ces établissements seront revendus en 1818 à François Despret pour 67 000 francs, ainsi qu'une fenderie. Suite à la faillite du propriétaire en 1820, les forges sont rachetées par Charles Champon-Bocquet pour 120 000 francs. Celui-ci les exploite avant de les revendre en 1858 à Louis Rohant, ancien bocquier et associé aux exploitants des établissements métallurgiques d'Hirson et Saint-Michel.
Les forges de La Neuville-aux-Joûtes cesseront leur activité vers 1883. Les demandes de maintien faites par les propriétaires durant la première moitié du 20e siècle montrent que ces forges possédaient trois feux et étaient mises en mouvement chacune par trois roues hydrauliques. Le bâtiment de la forge du haut a disparu.
Datation(s) principale(s) : 16e siècle (détruit) ; 1er quart 19e siècle (?, détruit)

Description

Commentaire descriptif : Seule subsiste une grange très remaniée ainsi que la digue de l'ancien bassin de retenue (1980).
Etat de conservation : détruit ; vestiges

Intérêt de l'oeuvre

Oeuvre repérée

Situation juridique

Statut de la propriété : propriété privée (?)



Documentation

Bibliographie

ANDRE, Louis, BELHOSTE, Jean-François, BERTRAND Patrice. La métallurgie du fer dans les Ardennes (XVIe-XIXe). Cahiers de l'Inventaire n°11, Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Champagne-Ardenne, 1987, p. 58.

BOURGIN, H. et G. L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920.



Annexes

  1. Bourgin, L'industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française, Paris, Imprimerie Nationale, 1920 : La Neuville aux Joûtes : Forge d'en Bas, forge de la Neuville : deux feux de forge à M. Raux ; Forge d'en Haut, forge de la Croix Colas : deux feux de forge, existent 1603 ; la forge de la neuville est en platinerie : fabrication de fers en barre envoyés dans l'ile de france, le Soissonnais et la flandre française ; les gueuses viennent de l'étranger, tout comme les charbons ; 80 ouvriers occupés au travail des quatre forges de la neuville, grattepierre et wattigny dans l'aisne ; proprio Raux ; cet établissement, sans avoir le titre de manufacture royale, jouit de l'exemption de corvées et de milice pour les ouvriers qui y sont occupés.



Voir

Champagne-Ardenne, Ardennes, Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)
Champagne-Ardenne, Ardennes, Usines de fabrication des métaux

Région Champagne-Ardenne / Direction de la Culture, Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel. Chercheur(s) : Marasi Julien ; Alves Gilles ; Decrock Bruno.(c) Région Champagne-Ardenne, 1985. Renseignements : Centre de documentation de l’Inventaire, 3 Faubourg Saint-Antoine, 51000 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03 26 70 85 94. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (Région Bretagne, SINPA) / Yves Godde (Ville de Lyon)