patrimoine industriel

Champagne-Ardenne, Ardennes

Givet, Bourck (boulevard) 67, 69

Usine de colles Estivant, puis E. Rousselot et Cie, puis Société des Colles de Givet, puis Cie Centrale Rousselot, puis usine d'emballage et de conditionnement SACOR et CEP, puis usine de colle TESA, puis SOPAL

Type de dossier : individuel Date de l'enquête : 2007

Désignation

Dénomination : usine de colles
Appellation et titre : Estivant, puis E. Rousselot et Cie, puis Société des Colles de Givet, puis Cie Centrale Rousselot, puis Fabrique de sacs en papiers SACOR et Fabrique d'emballages CEP, puis usine de colle TESA, puis SOPAL
Destinations successives et actuelles de l'édifice : usine d'emballage et conditionnement
Partie(s) constituante(s) non étudiée(s) : atelier de fabrication ; atelier de conditionnement ; bureau ; centrale électrique ; cheminée d'usine ; salle des machines ; magasin industriel

Compléments de localisation

Référence(s) cadastrale(s) : 1982 AP 112 à 133, 124 à 125, 699, 704
Numéro INSEE de la commune : 08190
Aire : Ardennes
Canton : Givet
Milieu d'implantation : en ville

Historique

Commentaire historique : L'usine de colles est créée en 1808 par Martin Estivant pour utiliser les déchets organiques issus des nombreuses tanneries locales. Ses fils Félix et Edouard lui succèdent et leur produit, la Colle de Givet remporte des médailles en 1819, 1823, 1827 et 1834. La raison sociale devient ensuite Compagnie Centrale Rousselot. La production s'arrête à la fin des années 1940 ou au début des années 1950 puis le site est occupé par deux entreprises : SACOR (fabrique de sacs en papier) au premier étage et la CEP (Compagnie des Emballages Pratiques) au rez-de-chaussée. En 1963, Beiersdorf France (TESA) reprend l'ensemble pour fabriquer de la colle à timbres poste et le cède plus tard à SOPAL, qui stoppe toute production en 2008. Le site est depuis inoccupé. L'usine actuelle a été reconstruite de 1911 à 1913, agrandie en 1919-20 (salle des chaudières et salle des machines en particulier). Elle est restaurée après la Seconde Guerre mondiale (la grande cheminée en béton est construite à titre des dommages de guerre).
La Compagnie Rousselot emploie, sur les deux sites de Givet (IA08000421) 220 personnes qui produisent 1000 tonnes de colle et gélatine, 230 personnes 45 et la SOPAL une soixantaine à la fermeture.
Datation(s) principale(s) : 1ère moitié 20e siècle
Justification de la datation : daté par travaux historiques

Description

Commentaire descriptif : Trois périodes de construction se distinguent dans le bâti : la partie la plus ancienne qui doit dater de 1911-1913 est un représentée par un grand bâtiment en brique d'un étage carré, toiture à longs pans et ardoise, situé à l'est de la ruelle Joly. Les bâtiments postérieurs à la Première Guerre mondiale (salle des chaudières et salle des machines) sont élevés en pan de béton armé hourdé de brique pour les murs et sont sommés de voûtes en berceau segmentaire en béton armé. Les bâtiments de la période Beiesdorf France, à l'est et à l'ouest, sont en pan de fer hourdé de parpaing de béton enduits avec toit terrasse ou à longs pans à charpente métallique apparente couverte de ciment amiante.
La grande cheminée d'usine reconstruite après la Seconde Guerre mondiale est constituée d'éléments en béton armé nervurés.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : brique ; béton ; parpaing de béton ; pan de béton armé ; fer ; pan de fer
Matériau(x) de couverture : ciment amiante en couverture ; tôle ondulée ; tuile mécanique ; ardoise ; ciment en couverture ; béton en couverture
Vaisseau(x) et étage(s) : 2 étages carrés
Type et nature du couvrement : charpente métallique apparente ; voûte en berceau segmentaire
Type de la couverture : toit à longs pans ; toit bombé ; terrasse ; extrados de voûte
Emplacement, forme et structure de l'escalier : escalier intérieur
Source d'énergie : énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; produite sur place ; achetée
Etat de conservation : établissement industriel désaffecté

Intérêt de l'oeuvre

Observations : Cie Centrale Rousselot, Givet (siège social à paris) : fabrication de colle forte ; 230 pers en 02 45.
Les bâtiments n'ont pu être visités.
Oeuvre étudiée

Situation juridique

Statut de la propriété : propriété d'une société privée

La salle des chaudières
Plan du site


Documentation

Documents d'archives

AN, F12 9429, le fonds de l' OCRPI période 1940-1949.

Bibliographie

DUPIN, Charles. Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834. Paris 1836, p. 355.

PARENT, Albéric. Le château de Fromelennes. Ardenne Walonne. N°83, 2000.

HUBERT, Pierre. 150 ans de vie givetoise (1789-1940). Collection Terres Ardennaises, 1995, p. 9-13.



Illustrations

Des. 1
Plan du site
Fig. 2
Vue aérienne
Fig. 3
Vue aérienne
Fig. 4
Vue aérienne
Fig. 5
Vue aérienne
Fig. 6
Vue générale depuis le nord-est (boulevard de Bourck)
Fig. 7
Vue panoramique depuis le nord-ouest (boulevard de Bourck)
Fig. 8
Vue générale depuis le nord-ouest, de gauche à droite : l'un des bâtiments élevés par la TESA, la salle des chaudières, la cheminée, la centrale électrique
Fig. 9
De gauche à droite : la salle des chaudières, la centrale électrique, le grand bâtiment des années 1911-1013
Fig. 10
La salle des chaudières
Fig. 11
La salle des chaudières
Fig. 12
La cheminée d'usine en béton armé
Fig. 13
Les magasins bâtis par la TESA
Fig. 14
L'usine depuis le sud (ruelle Joly)
Fig. 15
Le magasin TESA depuis le sud (ruelle Joly)
Fig. 16
Les bureaux de la Compagnie Rousselot sur le quai du Moulin

Voir

Champagne-Ardenne, Ardennes, Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)
Champagne-Ardenne, Ardennes, Usines de colles

Région Champagne-Ardenne / Direction de la Culture, Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel. Chercheur(s) : Marasi Julien ; Decrock Bruno.(c) Région Champagne-Ardenne, 2007. Renseignements : Centre de documentation de l’Inventaire, 3 Faubourg Saint-Antoine, 51000 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03 26 70 85 94. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (Région Bretagne, SINPA) / Yves Godde (Ville de Lyon)