patrimoine industriel

Champagne-Ardenne, Ardennes

Nouzonville, Cachette (La), Lorraine prolongée (rue de) 6, 8

Usine d'armes, puis usine métallurgique Gérard Frères, puis Gendarme, puis Soret, puis Hennecart-Soret, puis Forges et Ateliers de Construction Vve Soret et Cie

Type de dossier : individuel Date de l'enquête : 2007

Désignation

Dénomination : usine d'armes ; usine métallurgique
Appellation et titre : usine d'armes, puis usine métallurgique Gérard Frères, puis Gendarme, puis Soret, puis Hennecart-Soret, puis Forges et Ateliers de Construction Vve Soret et Cie
Partie(s) constituante(s) non étudiée(s) : atelier de fabrication ; logement patronal ; canal

Compléments de localisation

Référence(s) cadastrale(s) : 2009 AH 18, 163, 168, 342, 343
Numéro INSEE de la commune : 08328
Aire : Ardennes
Canton : Nouzonville
Milieu d'implantation : en ville
Cours d'eau : Goutelle (la)

Historique

Commentaire historique : Une annexe de la Manufacture d'armes de Nouzonville est créée en 1784 par Victor Fournier et Maximilien Titon, avec foreries et meules. Elle est animée par une roue à aubes sur une chute d'eau de 7m. On y fabrique des baïonnettes et on usine des pièces forgées pour l'armurerie. Au début du 19e siècle le site appartient à Jean-Louis Gérard, qui donne une nouvelle impulsion à la ferronnerie. Puis en 1836 c'est l'achat par Jean Nicolas Gendarme, maître de forges. Le site est doté d'une puissance hydraulique de 12 ch. et d'une machine à vapeur de 15 ch. Il projette d' y construire un haut fourneau, trois feux d'affinerie, deux fours à puddler, une fenderie laminoir, ensemble activé par cinq roues ; le haut fourneau, les fours à puddler et les feux d'affinerie existent en 1842. Gendarme projette d'installer un second haut fourneau en 1845 : la fenderie laminoir est sur le plan ; on note l'existence d'une machine à vapeur non autorisée en 1847. L'usine est agrandie à partir de 1876 par Soret. Elle est ensuite gérée par Hennecart-Soret pour devenir à la fin du 19e siècle les Forges et Ateliers de Construction Veuve Soret et Cie. Il fera construire à proximité son habitation, bientôt appelé Le Château. La machine à vapeur Corliss et les deux roues hydrauliques sont remplacées par deux turbines vers 1907, l'usine travaille alors pour les chemins de fer et l'artillerie. On peut voir actuellement les vestiges des murs de la forge et de la fenderie laminoir du second quart du 19e siècle. Il subsiste des installations les halles édifiées à partir de 1876 et celle construite en fer et béton vers 1900. Le site est actuellement occupé par deux entreprises, Cométal et Air Liquide.
Le site de La Cachette employait 190 ouvriers avant la Première Guerre mondiale et la production mensuelle atteignait 200 tonnes.
Datation(s) principale(s) : 4e quart 18e siècle (détruit) ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
Date(s) : 1876
Justification de la datation : daté par travaux historiques

Description

Commentaire descriptif : Le site est implanté en bordure du ruisseau de la Goutelle et est desservi au 19e siècle par un embranchement ferroviaire. On peut encore voir l'ancien atelier d'ajustage, un autre atelier de fabrication lui faisant face et le canal. Le logement patronal, grande bâtisse sur un étage carré et communs en retour d'angle est situé à proximité du site en amont.
Matériau(x) de gros-oeuvre et mise en oeuvre : schiste ; grès ; quartzite ; moellon ; calcaire ; brique ; appareil mixte ; béton ; parpaing de béton ; essentage de tôle
Matériau(x) de couverture : ardoise ; tuile mécanique ; métal en couverture ; ciment amiante en couverture
Vaisseau(x) et étage(s) : 1 étage carré
Type et nature du couvrement : charpente métallique apparente
Type de la couverture : toit à longs pans ; pignon couvert ; appentis
Source d'énergie : énergie hydraulique

Intérêt de l'oeuvre

Oeuvre étudiée

Situation juridique

Statut de la propriété : propriété privée

Vue générale
Plan du site


Documentation

Bibliographie

COLINET, René. Métallurgie ardennaise, Un terriroire des usines et des hommes. ORCCA/ Castor et Pollux, Epernay Chassigny, 2001, 159 pages.

CORDIER, Pol. En passant par la Goutelle, vers 1987, pp. 150-156.



Illustrations

Des. 1
Plan du site
Fig. 2
Le site de la Cachette au début du 20e siècle
Fig. 3
La Cachette avant la Première Guerre mondiale. Au premier plan, la petite gare desservant le site
Fig. 4
Château de la Cachette propriété de la famille Soret. Ici dans l'entre-deux-guerres
Fig. 5
Soret propriétaire de l'usine de La Cachette installe dans le parc de son habitation toute proche les petits pavillons qu'il avait acquis lors de l'Exposition Universelle de 1900
Fig. 6
Vue générale de l'usine de La Cachette après la première guerre mondiale
Fig. 7
Atelier d'ajustage après la reconstruction de l'entre deux guerres
Fig. 8
L'usine reprend son activité après l'armistice de 1918 en réparant des machines agricoles
Fig. 9
Vue aérienne
Fig. 10
Vue aérienne
Fig. 11
Vue aérienne
Fig. 12
Vue générale
Fig. 13
Vue sur le site depuis le Chemin Noir
Fig. 14
Autre vue depuis le Chemin Noir
Fig. 15
Entrée de la rue de Lorraine prolongée
Fig. 16
Rue de Lorraine prolongée
Fig. 17
Entrée du site. A gauche la conciergerie
Fig. 18
L'actuel site : à gauche l'usine Cometal. A droite Air Liquide
Fig. 19
L'usine Cometal
Fig. 20
Atelier construit en 1900
Fig. 21
Extrémité du site au nord (usine Cometal)
Fig. 22
Extrémité du site au sud (Air Liquide)
Fig. 23
Le canal
Fig. 24
La Goutelle
Fig. 25
Soret fait construire à la fin du 19e siècle son habitation à côté de son usine de La Cachette

Voir

Champagne-Ardenne, Ardennes, Inventaire du patrimoine industriel du département des Ardennes (08)
Champagne-Ardenne, Ardennes, Logements et châteaux patronaux
Champagne-Ardenne, Ardennes, Usines d'armes
Champagne-Ardenne, Ardennes, Usines de construction métallique

Région Champagne-Ardenne / Direction de la Culture, Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel. Chercheur(s) : Bertrand Patrice ; Bennani Maya ; Decrock Bruno.(c) Région Champagne-Ardenne, 2007. Renseignements : Centre de documentation de l’Inventaire, 3 Faubourg Saint-Antoine, 51000 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03 26 70 85 94. Document produit par Renabl6 : (c) Pierrick Brihaye (Région Bretagne, SINPA) / Yves Godde (Ville de Lyon)